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 Let's have a good cup of coffee <reserved>

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Alanis N. McRae
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MessageSujet: Let's have a good cup of coffee <reserved>   Lun 5 Juil - 11:24

TRISTAN N. BEKERLEY & ALANIS N. McRAE


    Six heures quarante-cinq. L'heure à laquelle Alanis se réveille chaque matin en semaine, quand elle a cours tôt le matin, qu'elle ai le temps de faire tout ce qu'elle voulait avant de devoir se rendre sur le campus et en cours. Et ce matin, la journée commençait très bien, puisqu'elle se réveillait sur l'un des derniers morceaux d'un artiste qu'elle adorait, Mika. Kick Ass. De quoi vous mettre la pêche dès le réveil. D'ailleurs le sourire sur son visage ne pouvait que laisser présager que cette journée serait une bonne journée pour elle. Elle se laissa donc somnoler dans son lit jusqu'à la fin de la chanson, elle pouvait bien s'accorder ça, en plus Mal n'était pas là ce matin, rentré chez leur parents pour parler avec leur mère à propos de ses études. La belle vie quoi. Une fois la chanson fini, elle coupa son réveil et quitta son lit en s'étirant un bon coup avant de franchir le seuil de sa chambre. L'appartement désert, rien que pour elle. Tant pis pour les voisins, mais elle avait une furieuse envie de chanter ce matin. Elle s'avança dans le salon et alluma la stéréo, où elle mis un de ses cd favori, Parlophone, Queen. Bohemian Rhapsody. Et tout en se dirigeant vers le coin cuisine, elle chantait donc les paroles de ce classique du rock. Alanis aimait la musique, et n'imaginait même pas une seconde sa vie sans elle. Elle se réveillait en musique, prenait le métro de même, faisait ses devoirs en en écoutant aussi... Bref vous l'aurez compris, la musique est une partie intégrante de la vie de la jeune femme.
    La miss une fois devant son frigo en tira de quoi se concocter un bon petit déjeûner. L'avantage de vivre avec son frère, qui lui savait cuisiner, c'est qu'à force de le regarder faire, elle avait appris à faire des pancakes corrects et ses gauffres étaient délicieuses. Mais ce matin ça serait toasts à la confiture et bol de céréales avec un grand verre de jus d'orange. La journée promettait d'être longue avec près de 7 heures de cours, presque non-stop, alors autant s'armer de bon matin pour tenir toute la journée. Une fois installée à table, elle opinait toujours doucement de la tête sur les accords d'un nouveau morceau de Queen tout en dévorant ses toasts. Elle entamait une nouvelle tartine quand son portable sonna. Les premières notes de Smoke On the Water raisonnaient alors. Son frère, Mal. Elle chercha le portable dans sa chambre, il était logiquement resté sur sa table de nuit mais visiblement non. Il trônait par terre, elle avait du le faire tomber en éteignant son réveil. Le bruit de la chute ayant probablement été absorbé par le petit tapis en poils mauves au pied de son lit. Elle déccrocha donc enfin et retourna à la cuisine. Son frère la prévenait qu'il irait directement en cours et qu'il ne repasserait donc pas à l'appartement avant la soirée. Elle s'en été doutée, mais elle savait qu'il préférait toujours s'assurer de la prévenir pour ne pas qu'elle s'inquiète. Une fois le coup de fil et le petit déjeûner terminés, elle retourna dans sa chambre pour filer ensuite sous sa douche. Et le tout toujours en musique.

    Une fois le petit rituel du matin achevé, elle enfila ses vêtements: un legging noir avec une petite jupe en jean, un gilet de serveur noire en soie et un t-shirt blanc tout simple. Des ballerines noires aux pieds. Une tenue des plus simples mais qui correspondait bien au style de la miss, qui se voulait mode mais pas utlra fashion, agréable à porter et à regarder et pratique. Cheveux lâchés pour une fois, elle s'apprêtait à partir tranquillement pour se rendre à pieds à la fac quand on toqua à sa porte. Ca ne pouvait pas être son frère, puisqu'il lui avait bien dit qu'il ne reviendrait pas ce matin. Elle se demanda alors qui celà pouvait être, et en y réfléchissant bien, il n'y avait pas énormément de personnes dans son entourage qui pouvaient frapper à sa porte à cette heure. Elle alla donc ouvrir et sourit quand elle vit qui se tenait sur le seuil de son appartement. Tristan. Un camarade de fac qu'elle avait connu en lui rentrant dedans par hasard à la sortie d'un cours. Avec qui elle partageait son amour des lettres et de la musique. C'est vrai qu'en dehors de ça, elle ne savait pas énormément de choses à son sujet, elle savait juste qu'il était mannequin à ses heures perdues, qu'il avait des tatouahes un peu partout et qu'il jouait de la musique. Mais aussi qu'il cachait une blessure qu'il voulait tenir secrète, ça elle le savait bien, parce que dès qu'ils abordaient un peu le sujet, il se fermait comme une huitre. Mais après tout, ça ne les dérangeait pas de ne pas se connaître plus que ça. Leurs passions communes suffisait amplement à les rapprocher, alors pourquoi aller chercher la petite bête?
    Ainsi donc, le jeune homme l'invitait à aller se prendre un café dans Chinatown, dans le café où ils avaient pris l'habitude de venir lors de pareilles occasions. Elle accepta avec plaisir et le fit patienter quelques instants le temps d'attraper son sac et ses clés et de le suivre au café. Une fois l'appartement fermé, ils se dirigèrent donc vers le café de Soho, le Café 1001 et une fois le pas franchit, s'avançèrent vers la file de clients déjà présents dans l'établissement. Elle en profita donc pour lancer la conversation.

    « Alors, quoi de neuf pour toi depuis la dernière fois? »


Dernière édition par Alanis N. McRae le Mar 6 Juil - 11:18, édité 1 fois
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Tristan N. Bekerley
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MessageSujet: Re: Let's have a good cup of coffee <reserved>   Lun 5 Juil - 20:51


Alanis & Tristan.

ft. EMMA WATSON & ASH STYMEST ▬ (c) .she


    Réveil soudain. Tristan ouvre ses yeux entourés de cernes qui virent au violet. C'est la troisième fois qu'il se réveille cette nuit : les somnifères n'ont pas marché. Il regarde à droite, le soleil est encore couché. Il regarde à gauche, son réveil indique cinq heures et vingt-et-une minutes. Il devine avec un mal de crâne énervant qu'il ne se réveillera pas. Il ferme les yeux quelques secondes et décide enfin de se lever. Il allume la lumière, de peur de faire du bruit et ainsi de réveiller les voisins. Il traverse sa chambre dans son Pull-in qui gratte. Il cherche dans ses affaires et en sort un Léo blanc, bien plus agréable. Il file vers la salle de bain, et commence à faire couler un bain tiède, avec de la mousse, jette un coup d'oeil vers le miroir puis va vers la cuisine. Une casserole, l'eau boue et il sort une tasse avec un sachet de thé vert à la menthe. Cette boîte à thé, que lui a offert sa tante. Un long soupire résonne silencieusement dans la pièce vide, il fronce les sourcils en repensant à sa mère décédée. Une fois la tasse prête, il remonte à la salle de bain en passant par sa chambre, pour y prendre son livre préféré : le Petit Prince, ainsi que son I-pod. La grande silhouette maigrichonne entre dans l'eau mousseuse, en prenant garde à ne pas mouiller son bouquin ou son walkman. Lançant Trouble de Coldplay, il commence pour l'énième fois le bouquin qu'il connaît par coeur. Un coup d'oeil à sa montre, il n'est pas encore six heures, il a le temps; ainsi, les titres défilent et les pages font de même, tandis que son bain devenu froid le détend comme jamais. Une fois arrivé à la dernière page, sa bouche forme l'explicit, sans qu'il s'en rende réellement compte : « Et aucune grande personne ne comprendra jamais que cela a tellement d'importance ! » Il ferme son bouquin, le pose sur le sol puis fait de même pour son I-pod, tout en gardant dans sa tête la voix troublante de Dolores O'Riordan avec le titre Zombie. La fatigue le serre et le bloque, alors il se laisse couler dans l'eau sombre, comme pour mourir temporairement. Il pleure intérieurement et chante silencieusement le refrain de Ode to my Family, des Cranberries. Tristan sort de l'eau comme un Phoenix renaît de ses cendres, avec un sourire mélancolique sur le bout des lèvres. Il est six heures et demie. Il se sèche. Il caresse ses épaules, puis son dos de ses bras croisés. Nu comme jamais, il pleure. Debout devant le miroir, deux larmes coulent sur tout le long de son corps maigre. Il s'essuie une nouvelle et se reprend en main. Il s'arrose le visage, s'éponge pour une troisième fois. Ses cernes sont rosâtres. Un coup de crayon en dessous, en dessus. Il enfile son caleçon et part s'habiller dans sa chambre. Le soleil a commencé à se lever, apparemment il ne va pas pleuvoir aujourd'hui. C'est l'été, alors il ose son bermuda noir. Long bien sûr, c'est Londres, pas Madrid. Avec ça, il ajoute un t-shirt gris qu'on lui a offert de Franklin Marshall, une veste fine noire avec des motifs gris et quelconque et des Bensimon grises, pour l'été. Ce qu'il aime avec ce bermuda, c'est qu'il a de grandes poches : Il y met donc quelques sous, un paquet de cigarettes, son briquet fétiche, son I-pod et son portable. Il est sept heures et quelques, lorsqu'il sort de chez lui. Il reste cinq minutes devant la porte de son immeuble, avant de décider enfin ce qu'il allait faire. Il allume une Marlboro et commence à partir doucement dans la direction de chez Alanis. Il fait son trajet doucement, en se souvenant que Mr. Green, son professeur de philosophie est absent ce matin, ainsi, il commencerait relativement tard ce matin. Il prend donc son temps et arrive à sept heures et demie devant l'immeuble d'Alanis, un homme sort justement de l'immeuble, il profite pour entrer et se dirige vers l'appartement de sa camarade de classe. Il sonne, entend quelques pas.

      - Salut ! dit-elle avec sourire.
      - Salut. répondit-il, avec le même sourire.


    Politesses terminées, ils se dirigent vers la même direction, trajet qu'ils connaissent par cœur : Café 1001, Chinatown. Arrivés à destination, Tristan est satisfait, elle n'a apparemment pas remarqué les betteraves en tranches qu'il a en dessous des yeux. Même si elle ne pose plus beaucoup de questions sur questions, même si elle a compris les sujets sensibles, il a toujours peur de ses regards qui se posent des questions, il se sent toujours atrocement agressé par ces coups d'œil significatifs. Mais il n'a vu rien de tout ça, alors, rassuré, il se place dans la queue de commande du café en compagnie de la souriante Alanis.

      - Alors, quoi de neuf depuis la dernière fois ?


    Quelques secondes de réflexion.

      - Tu sais que le prof de Philo est absent ce matin ?


    Tristan sourit sereinement, tandis que la jeune femme semble surprise. Il était temps de commander, il prend un cappuccino noisette, comme à son habitude, elle commande à son tour et ils s'installent à leur table habituelle. Quelques secondes plus tard, les commandes sont servies et chacun sirote sa tasse. Le silence est une habitude chez Tristan, c'est une chose qui ne le gêne pas, mais qui a tendance à mettre mal à l'aise les autres, il ne s'en rend pas vraiment compte. C'est donc souvent à Alanis de commencer les conversations avant qu'il ne se prête au jeu.

    [ HJ : Dur, dur de recommencer le RP ! Désolée de la nullité. :/ ]
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Alanis N. McRae
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MessageSujet: Re: Let's have a good cup of coffee <reserved>   Mar 6 Juil - 11:18

[HJ:Meuh non moi j'aime bien]

    Après les salutations d'usage lorsque Tristan avait sonné à sa porte, ils s'en étaient allés en effet, connaissant la route par coeur depuis le temps, vers le café 1001, dans leur quartier. Soho. Elle s'en rapelle encore. Quand ses parents avaient acceptés qu'elle et son frère déménage de la maison pour prendre un peu plus leur indépendence, ils auraient sûrement préféré qu'ils aillent partout ailleurs plutôt qu'ici. Soho ne jouissait pas d'une bonne réputation il est vrai car le quartier concentrait pas mal d'endroits sujets à contreverse. Bars homosexuels et sex-shops, salles de concerts, discothèques, pubs et marchés en plein air. Mais il fallait aussi savoir que rapport au prix du loyer, c'était sans doute le plus aisé pour leurs économies, alors contre mauvaise fortune ils avaient quand même acceptés qu'ils s'y installent, tout en précisant bien qu'ils garderaient toujours leur chambre chez eux. A vrai dire, Al elle aimait bien cet endroit, parce que oui, elle aimait aller voir des concerts, mais surtout parce qu'il y avait ici un brassage des cultures formidablement inspirant. Soho renfermait le Chinatown londonien, précisément là où se trouvait le café dans lequel ils se rendaient en ce moment même. Ici l'architecture un peu austère de la période victorienne cotoyait aisément le faste du qaurtier chinois. Et même si c'est vrai, parfois elle n'était pas absolument rassurée en rentrant le soir, elle savait bien que rien ne lui arriverait. Comme souvent, et pour citer le titre d'une pièce de Shakespeare qu'elle adorait tout particulièrement, "Beaucoup de bruit pour rien". C'était avant tout le puritanisme qui avait fait de ce quartier un endroit sujet de polémique. Car au fond, que Soho soit le quartier "chaud" de Londres ne voulait pas dire qu'ailleurs il ne se passait rien. Mais bref, pas la peine de polémiquer des heures sur le sujet. Alanis aimait son appartement, l'ambiance du quartier et tant pis si ses parents s'imaginaient des choses, elle elle savait ce qu'elle faisait, après tout elle n'était plus une petite fille.

    Une fois donc entrés dans le café, les deux jeunes gens se mirent à la queue, comme tous le monde, même si depuis le temps qu'ils venaient la moitié des serveurs de l'endroit connaissaient à force ce que chacun prendrait comme commande. Mais bon, ils n'allaient pas grillés tous ceux arrivés avant eux sous ce simple prétexte. Et comme bien souvent, oui, Tristan restait silencieux. Ca ne dérangeait pas trop Alanis, qui pouvait comprendre qu'on ne veuille pas parler. C'est vrai, elle, elle aimait parler, mais avec lui et tout ce qu'elle supposait qu'il avait du endurer, ce n'était pas pareil. Elle avait aussi appris, enfin elle essayait plutôt, de ne plus se montrer trop envahissante en lui posant toujours les mêmes questions, ne pensant pas à mal mais voulant juste s'assurer que tout allait bien pour lui. Mais comme dit, un ami, on l'apprécie aussi pour ses défauts. Alors Alanis avait rongé son frein et ne posait plus autant de questions sur lui, ses états d'âme et tout le reste. Mais elle avait en effet bien remarqué les poches sous ses yeux, seul quelqu'un de vraiment narcissique ne les aurait pas vu. Elle espérait simplement qu'il aille bien, et puis elle aussi avait déjà eu quelques fois une tête pareille. Ses premiers partiels. Elle avait tellement révisé et eut peur de se planter en beauté qu'en huit jours elle n'avait pas du dormir plus de vingt heures en tout. Elle avait du avaler son poids en café à l'époque. Et même si elle doutait que ce soit les mêmes raisons qui aient causés ces yeux pochés à Trsitan, elle ne le lui ferait simplement pas remarqué. Car en aucun cas elle ne voulait le mettre mal à l'aise, lui faire penser qu'elle le jugeait en voyant ça. Elle était comme ça miss Al, souvent à penser aux autres avant de penser à sa pomme. On ne la referait plus de toute façon.

    Trsitan lui annonça alors, pour répondre à sa question, que le prof de pholp était absent aujourd'hui. Si elle avait su ça! Elle aurait pu rester tranquillement dans son lit à écrire ou à lire, bref à glander un peu chez elle. Mais bon, être là avec Trsitan, c'était tout aussi agréable. Alors elle troqua vite son air surpris par son visage habituel. Elle rétorqua donc que non, elle ne savait pas que le prof n'était pas là mais que de toute façon ce n'était pas particulèrement grave pour elle, puisque de toute façon ce cours là était loin d'être son préféré. A la suite de son ami qui commanda comme toujours son cappucino noisette, elle prit un latte macchiato. Et peu importe si elle avait toujours en prime une moustache de mousse mais elle adorait ça. Une fois la commande passée, ils allèrent s'installer et une nouvelle fois le silence s'installa. Alanis savait bien que si ce n'était pas elle qui irait le rompre, Tristan ne le ferait pas. Il n'était pas du genre moulin à paroles, pas comme certains qu'elle pouvait connaître d'ailleurs. Et même si parfois c'était un peu déroutant, elle savait aussi apprécier un peu ces instants de calme. Mais là pour le moment, elle préférait ne pas trop en abuser.

    « En parlant des cours, tu as choisis quel livre pour le devoir de la semaine prochaine? Moi j'hésite encore, faut dire que j'ai tellement de bouquins que je connais par coeur à force de les lire en boucle. »

    Dur dur de choisir parmi la douzaine de livres favoris qu'elle avait en tête. Le choix serait important, parce que chacun à ses yeux était un bon sujet pour ce devoir où ils devaient détailler les raisons précises de leur choix. Argumenter pour défendre son point de vue. Oui oui, c'était un exercice littéraire, pas toujours évident puisque la lecture d'une oeuvre reste toujours subjective, le tour de passe passe consistant donc à trouver des argument universels qui achéverait de convaincre le plus réfractaire des hommes à la littérature. Une fois qu'elle aurait fait son choix, ça irait tout seul, mais en attendant elle ne savait toujours pas quoi faire et elle n'aimait pas ça.
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Tristan N. Bekerley
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MessageSujet: Re: Let's have a good cup of coffee <reserved>   Mer 7 Juil - 1:30

    Alanis rompit vite le silence qui semblait lui paraître gênant.

      - En parlant des cours, tu as choisis quel livre pour le devoir de la semaine prochaine? Moi j'hésite encore, faut dire que j'ai tellement de bouquins que je connais par cœur à force de les lire en boucle.


    Cette gêne en vue d'un blanc dans une conversation lui rappelait son père. Cette idée le fit froncer les sourcils. L'image qu'il avait de son paternel était en effet réellement mauvaise, négative et par-dessus tout dérangeante, désagréable. Penser à son père ne lui faisait pas mal, enfin, plus maintenant. Non, en fait, aujourd'hui, penser à son père pour lui c'était comme penser à un ancien ami qui est devenu ennemi. À l'exception qu'il n'a jamais été ami avec cette figure paternelle, non, il n'en a pas eu l'occasion puisqu'il n'était pas là. Ce qui le blessait en fait, lorsqu'il songeait à son père, c'était que par la même occasion, il pensait à sa mère. Et c'était l'une des pensées les plus douloureuses qu'il avait en stock. Mais à force de faire mauvaise mine, Alanis finirait par se poser des questions ; alors il se concentra sur ce qu'elle avait dit. Sans réel succès.

      - Pardon ? Euh, excuse-moi, j'étais ailleurs.


    Les excuses n'étaient pas suffisantes, car même si elle lui pardonnerait -et bien évidemment c'est ce qu'elle ferait-, elle se poserait des questions. Et Tristan sait très bien à quel point peut être offensante l'absence de réponses à des questions. Tristan était rassuré, car malgré tout, en général Alanis ne fait pas de gaffe, c'est une très bonne personne. Et même si elle sait qu'il cache des choses, elle sait que les sujets difficiles restent des sujets difficiles. Il l'appréciait pour ça, ainsi que pour son intelligence, sa sympathie, sa passion pour la littérature et l'écriture, ses goûts musicaux, ses cheveux magnifiques et sa frimousse adorable et des dizaines d'autres choses. Elle était agréable à vivre.
    Cette fois-ci, il sortait à temps de ses songes, elle avait répété ce qu'elle avait dit auparavant.

      - Je ne sais pas du tout, je n'y ai pas encore songé. Je n'aime pas argumenter mes choix.


    Il disait la vérité, il détestait se justifier. La justification des choix, des goûts, ça lui rappelait encore une fois son père et lorsqu'il devait argumenter ses décisions, il se sentait comme étouffé, encore moins libre. Alanis n'était pas étonnée de cette réponse, il crut voir un semblant de sourire au coin de ses lèvres fines et élégantes. Puis elle fermait les yeux pour mieux savourer la mousse de son latte macchiato. Une fois qu'elle eut reposé sa tasse sur son dessous, Tristan put admirer sa magnifique moustache de mousse de lait. Il rigola un peu, lui fit signe. Elle en lécha une partie, mais il en restait. Il se leva, en homme galant enleva le reste de mousse qu'elle avait au coin de la bouche du bout de l'index, puis le lima. Petit moment de complicité, avant que chacun de replonge dans ses pensées.

    Tristan sirotait encore un peu son cappuccino, il restait de la mousse. Il regarda quelques instants sa voisine d'en face. Leurs regards se croisèrent, un sourire échangé. C'était un moment agréable et reposant autant pour l'un que pour l'autre. C'était la signification de ce sourire. Son sourire le réchauffa un peu, différemment que pouvait le faire le soleil. Ça faisait du bien de pouvoir discuter ainsi, sans pression de la part de l'autre. La pression, il en avait quand même un peu, mais il se l'auto-créait. C'était son côté paranoïaque, même si c'était réaliste. Il pensa à tous les moments qu'ils avaient passés ensemble, à la bibliothèque de Courtauld, à ce même café ou encore traînassant dans les couloirs, et eu envie de la remercier. Car il savait très bien qu'il était spécial et parfois difficile à comprendre et/ou à supporter.

      - Tu veux autre chose ? Aujourd'hui je t'invite. dit-il avec une voix qui se voulait persuasive.
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Alanis N. McRae
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MessageSujet: Re: Let's have a good cup of coffee <reserved>   Mer 7 Juil - 23:15

    Oh ce n'était pas réellement de la gêne qui poussait la miss à rompre le silence, mais plus le besoin de parler, de prendre des nouvelles de lui sans trop en avoir l'air. Elle ne voulait aucunement mettre mal à l'aise Trsitan et encore moins de par son comportement lui faire penser à son père. Elle connaissait peu de choses sur Trsitan, et surtout sur sa vie privée, mais elle savait au moins ça, que la relation du jeune homme avec son paternel était loin d'être parfaite, même plutôt largement le contraire. Ca ne la dérangeait pas de ne pas réellement connaître le passé de son ami, elle n'avait pas besoin de tout savoir pour l'apprécier la preuve, leur amitié fonctionnait bien sans qu'aucun n'en sache énormément sur l'autre. Leur amour commun de la musique et des lettres leurs suffisaient. Alors pourquoi chercher à faire plus compliqué? Bon certes, sa curiosité naturelle la démengeait, mais ce n'était pas pour faire du mal, elle s'en faisait vraiment pour lui, comme pour chacun de ses proches, particulièrement quand ils affichaient des signes ostensibles d'insomnie comme lui. C'est pour ça que plutôt que de le biffer et le voir se fermer totalement elle préférait parler de sujets totalements frivoles et impersonnels comme leur devoir de littérature.
    Mais visiblement Tristan était carrément ailleurs car il s'excusa de ne pas avoir entendu sa question. Elle ne s'en formalisait pas, car elle ne voyait en aucun cas l'intérêt de lui en vouloir pour si peu. Faire une montagne d'une taupinière ce n'était pas son style. C'est vrai que depuis toujours, le caractère d'Alanis était des plus faciles à vivre. Elle ne faisait de mal à personne, se montrait toujours adorable et serviable, sans devenir une bonne poire pour autant. Elle ne jugeait pas les gens, elle ne devenait pas envahissant même quand elle aimerait aider un ami dans le besoin. On pouvait effectivement lui chercher des défauts, mais le résultat restait inchangé, difficile de ne pas l'apprécier, ne serait-ce qu'un minimum. Mais bon, elle avait aussi ses ennemis, il ne faut pas croire. Elle répéta donc sa question quand elle vit que son voisin de table été un peu moins sur son nuage que précédemment.

    A sa réponse, elle acquiessa d'un petit signe de tête. Elle non plus n'aimait pas argumenter, en tout cas pas pour certaines choses comme par exemple les raisons pour lesquelles elle trouvait tel ou tel livre plus bon qu'un autre. C'était tellement subjectif. Son frère détestait absolument le même livre qu'elle adorait, elle trouvait certains "classiques" un peu trop ennuyeux. Non franchement, elle se doutait que le prof avait un but précis en leur donnant ce devoir, mais pour une fois ce ne serait pas une partie de plaisir pour elle. C'était presque aussi peu ragoutant que de devoir argumenter face à ses frères quand elle était sortie et qu'elle n'était pas seule. Tristan avait bien vu, elle n'était pas étonnée de sa réponse et souria bel et bien. Pour ne plus se prendre la tête avec ça et apprécié comme il se devait le délicieux brevage qu'elle tenait entre ses mains, elle ferma les yeux un instant avant de se retrouver, comme toujours, avec une belle moustache de mousse sur la lèvre supérieure. C'était ça l'inconvénient, le seul en fait, de ce macchiato. Le nuage de crème qui a coup sûr vous laisser une belle trace blanche en plein milieu de la figure.
    Un peu gênée quand elle réalisa par le petit rire de Tristan qu'elle devait avoir un trait blanc en travers du visage, elle rougit un peu, et essuya ce qu'elle pu mais visiblement elle n'avait pas tout eu puisqu'il se levait et lui retira avec l'index ce qui restait. Elle lui bredouilla un bref "merci" avant qu'un nouveau silence ne finisse par s'installer entre eux, mais beaucoup moins pesant que le premier puisque chacun semblait soudainement plongé dans ses pensées. C'est vrai que c'était aussi très agréable, de pouvoir rester comme ça, sans même parler avec quelqu'un sans que ça ne devienne tendu. Ils appréciaient la présence de l'autre et puis voilà.
    Après quelques instants, elle réalisa que le regard du jeune homme était posé sur elle. Mais ça ne la gênait pas, au contraire puisque quand elle croisa son regard, elle lui sourit, tout simplement. Il est vrai qu'ils en avaient passés des moments ensemble depuis qu'ils s'étaient rentrés dedans devant cet amphi à la fac. Discussions passionnées sur un livre ou un auteur, ou même à juste passer du temps ensemble à siroter des cafés en déambulant dans les quartiers de Londres. Pour elle c'était sans arrière pensée, elle ne cherchait pas à l'utiliser ou à s'imiscer dans sa vie à tout prix pour qu'il se livre à elle. Elle n'était pas psy, ne prétendait pas l'être et même si oui, elle était un peu frustrée parfois, elle ne le laissait jamais parraître, parce qu'à sa place, elle en ferait sûrement de même. Un de ses principes les plus élémentaire de vie était le suivant: ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse. Et jusqu'à présent, même si du coup elle passait souvent pour une petite sainte, ce précepte lui avait toujours réussi. Mais ramenée à la réalité par la phrase de Tris' qui se voulait persuasive, elle secoua la tête et revint à elle.

    « T'es un chou. Je prendrais un café au lait, comme ça au moins t'aura pas besoin de m'essuyer le visage après. », lança-t-elle en lui adressant un sourire complice.
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Tristan N. Bekerley
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MessageSujet: Re: Let's have a good cup of coffee <reserved>   Jeu 8 Juil - 18:11

    Dehors, le soleil brillait. Chose bien rare à Londres, car lorsqu'il n'y pleut pas, le soleil est caché par les nuages. La ville est donc plus ou moins grise et surtout humide, mais on ne la qualifierait de brillante que la nuit, où toutes les enseignes de nuit s'allument, c'est la magie des grandes villes. La fête, le spectacle. Le plaisir des yeux. Mais Londres est différente, de par sa nationalité anglaise bien évidemment, cette classe, ce côté British et si Kitch, et le romantisme différent à celui de Paris. Tristan aimait Londres pour ça et aussi parce qu'ainsi, il vivait loin de son passé. Il y pensait souvent, pratiquement à chaque fois qu'il regardait à travers cette fenêtre où l'on pouvait voir une partie de Chinatown.
    Tristan était donc un « chou » ? Ce surnom le fit sourire discrètement. Sa tante l'appelait toujours de cette façon. Bien que penser à sa tante pouvait le rendre triste, ce point de vue le mettait plutôt de bonne humeur. Il eut comme une réminiscence, un souvenir lointain et difficile qu'il avait mis de côté dans sa mémoire : Alanis lui demandait, pour faire la conversation et d'une façon des plus innocentes et guillerettes (comme elle le faisait tout le temps) le métier de ses parents. Il regardait le plafond, c'est ce qu'il avait l'habitude de faire lorsque qu'il savait que les larmes se préparaient à assaillir ses yeux ; il eut une sorte de rictus, qui se transforma en sourire mélancolique. Une fois que les deux larmes coulèrent contre son gré, il décrocha son regard du plafond. Alanis avait rarement eu l'air si inquiète, du moins, à la connaissance de Tristan. Un « désolé » écorché sortit d'entre ses lèvres, le même en plus clair se fit entendre de la part d'Alanis. Il essuya ses larmes avec la serviette en papier qui accompagnait le café. Il murmura alors en s'écorchant la voix et le coeur que sa mère avait été serveuse ... Avant qu'elle ne meure. Il sécha une nouvelle fois ses larmes. Son père était avocat. Il serra la mâchoire un moment pour faire passer cet élan d'émotion. Fin du flashback, le tout fit frissonner le brun. Il se réveilla après une ou deux secondes d'inconscience dûes à son souvenir précipité et se leva pour aller en direction du bar, il commanda le café au lait d'Alanis et un thé vert à la menthe pour sa part. Il prit les tasses avec lui, leurs clients étaient pratiquement tous parti. En arrivant à la table, Tristan regarda sa montre, afin de s'assurer qu'ils n'étaient pas en retard, le temps passait souvent vite en compagnie de la rayonnante Alanis. Leur cours avait lieu dans une bonne heure : ils avaient encore du temps. Il communiqua cette remarque à la belle.

      - Qu'est-ce qu'on pourrait faire en attendant ? Si tu tiens toujours à ma compagnie, bien entendu.
      dit-il avec un sourire poli.


    Elle commença à réfléchir alors il attendit, patient, en l'observant. Détailler chacun de ses traits une fois de plus ne ferait pas de mal. Il adorait la beauté énergique et pas moins élégante d'Alanis, sans être réellement attiré par elle. Elle était tout simplement intéressante et agréable pour les yeux. Il se demandait souvent pourquoi elle ne s'était pas mise au mannequina, du moins de photographie, car elle aurait un profil attrayant. Son sourire d'abord était chaleureux, taquin parfois ; son nez était parfait ; son regard transmettait toutes ses émotions, sans en dire trop ; ses sourcils donnaient du caractère à tout son visage ; ses cheveux étaient magnifiques et leur couleur allaient très bien avec son teint et en plus, elle avait une silhouette parfaite. De quoi faire craquer n'importe quel photographe et beaucoup de grandes maisons de mode. Tristan ne lui avait jamais demandé le pourquoi du comment, elle ne savait même pas qu'il était mannequin à ses heures perdues. Il avait bien trop peur qu'elle prenne cette proposition pour une avance maladroite. Il avait toujours peur des conséquences de ses gestes et imaginait toujours le pire. Il attendait que ça vienne dans la conversation, sans jamais réellement en trouver le moyen.
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Alanis N. McRae
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MessageSujet: Re: Let's have a good cup of coffee <reserved>   Sam 10 Juil - 18:29

    Oui, le soleil brillait, pour une fois sur la capitale anglaise. Ce qui immuablement lui rapellait ses vacances en Italie, quand elle et sa famille se rendait dans la villa de sa grand-mère l'été. Toute une autre vie semblait prendre naissance pour elle quand elle était là-bas, peut-être parce que le cadre, le mode de vie et les gens étaient si différents. Bien sûr, entre insulaires et méditerranéens, il y avait un fossé, aussi bien au niveau météorologique que sociologique mais bizarrement elle aimait ces deux aspects majeurs de sa vie, et elle n'imaginait pas devoir se passer de l'un d'eux. Passer ses vacances en Italie c'était un rituel, un besoin. Elle y retrouvait sa grand-mère Mina, celle qui depuis toujours elle, avait remarqué son talent et du même coup la soutenait en l'encourageant à écrire et à en faire son métier. Ce qu'elle aimait en Italie, c'était l'architecture, la façon de vivre un peu moins speedée qu'Outre-Manche, et bien sûr le paysage, incomparable de Toscane à la lumière du soleil couchant avec tous ces toits de tuiles rouges. Mais elle aimait aussi l'agitation londonnienne, voir la ville illuminée la nuit et son ambiance, et elle trouvait ça même plus romantique que se ballader dans les vieux quartiers de Paris. Mais bon, ils n'étaient pas là pour discourir de tout ça.
    Tristan lui offrait de lui payer une seconde consommation, pour elle c'était un geste adorable alors oui, elle lui avait donné ce surnom de "chou" comme elle aurait pu dire "amour" ou "à croquer". C'était sortit comme ça, elle ne savait pas qu'encore une fois ce qu'elle venait de dire pouvait évoquer pour son ami de si douloureux souvenirs. Et comme souvent, quand elle mettait les pieds dans le plat, elle y allait carrément. Ce n'était jamais intentionnel, elle n'était pas sadique, mais pas du tout, mais pour faire la conversation elle demanda oui ce que faisaient ses parents dans la vie, sans trop savoir ce qui c'était passé entre Tristan et sa famille. En même temps, il ne voulait pas lui en parler, alors elle ne pouvait pas savoir que la plupart des sujets étaient rendus sensibles du même coup. Pas facile alors pour elle d'une part de ne pas se sentir idiote de poser des questions comme ça, et deuxièmement oui, elle devenait curieuse, pas juste pour savoir mais pour aussi éviter à l'avenir que ça ne recommençe encore...et encore. Alanis assista donc impuissante et confuse à la scène qui s'en suivit, voyant deux larmes couler le long des joues de son voisin de table et oui, inquiète de le voir ainsi car elle n'avait pas l'habitude de le voir ainsi. Il était certes souvent nostalgique et mélancolique mais là, ça faisait drôle pour la jeune fille. Elle lâcha un mot d'excuse, la voix un peu serrée et le vit ensuite se lever pour aller chercher leurs boissons. Ce qui lui laissa le temps de se ressaisir et d'accuser le coup. Le temps qu'il revienne, elle se jurait qu'elle ne dirait plus rien d'aussi "intime" à l'avenir (du moins elle essayerait) et elle lui sourit quand il déposa son café au lait devant elle. Elle le vit regardé sa montre et fut rassurée de voir qu'en fait il ne s'assurait que de savoir l'heure et non de lui faire comprendre subtilement qu'il s'ennuyait avec elle, vu ce qu'il lui demanda ensuite.

    « Ne dis pas des conneries pareilles, tu sais très bien que j'apprécie ta compagnie. Elle lui lança un regard qui se boulait réprobateur, en contradiction avec son sourire qui lui faisait comprendre qu'elle était sincère.

    « On pourrait se balader au marché, j'aimerais bien trouver une nouvelle paire de chaussures. Sinon on peut toujours aller à la bibliothèque, ça nous changera. », lanca-t-elle en riant presque après avoir pris quelques instants pour lui répondre.

    Car oui, ce qui l'amusait c'est qu'ils passaient si souvent du temps ensemble à la bibliothèque que bien sûr depuis le temps chacun en connaissait les moindres recoins et qu'ils avaient même leur table, celle où dès qu'ils venaient, du moins ensemble, ils s'asseyaient toujours. Elle essayait aussi du coup de lui faire oublier l'épisode de sa bourde avec ses parents en lui faisant penser aux bons moments qu'ils avaient eut là-bas, à débattre ou partager leurs avis sur tel ou tel bouquin. Elle le vit alors avoir l'air un peu absent tout en l'observant. Il avait l'air de détailler chaque détail de son visage. Ca ne la dérangeait pas, elle savait que pour Tristan ça ne cachait rien de plus si vous voyez de quoi je peux parler. Mains intriguée, elle posa son menton dans la paume de sa main, son coude appuyé sur le rebord de la table, la mine typique de la jeune femme quand elle se posait une question.

    « A quoi tu penses dis-moi pour que tu me regardes comme ça? »

    Elle était loin de se douter à quoi pouvait penser Tristan à son sujet à ce moment là et surtout qu'il brûlait de lui demander cette question depuis un petit moment déjà. Il pourrait enfin le faire à présent. Elle prenait son café et en but quelques gorgées le temps qu'il lui réponde, espérant qu'une fois de plus, elle n'ai pas mis les pieds dans le plat. Visiblement non, tant mieux, parce qu'à force elle commençerait à se poser des questions.
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Tristan N. Bekerley
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MessageSujet: Re: Let's have a good cup of coffee <reserved>   Mer 28 Juil - 20:44

      - Ne dis pas des conneries pareilles, tu sais très bien que j'apprécie ta compagnie.


    Son regard sévère le fit rire intérieurement, et le sourire chaleureux de la belle Alanis posa une réponse rassurée sur ses lèvres. Elle lui proposa d'aller se promener au marché, étant donné qu'elle avait besoin de chaussures. Sinon c'était la traditionnelle option bibliothèque. Bien que les deux thèses soient tentantes, casser un peu le quotidien était bon pour le moral à ce qu'il paraît. Tristan opta donc pour la première alternative ; il appréciait le shopping et le marché de Londres était tellement plaisant à visiter. Il but une gorgée de son breuvage chaud et dégrisant avant de commencer à lui répondre.

      -J'opte pour qu'on aille faire un tour au marché. J'adore cet endroit et je suis sûr qu'on trouvera chaussure à ton pied. dit-il avec un sourire calme.


    Bien que ce ne soit pas une des premières choses qu'il regardait chez une femme, il était persuadé qu'elle avait des pieds aussi beaux que le reste. Il s'imaginait déjà passer entre les centaines de stands que proposait le marché se situant à proximité de Soho. Les odeurs diverses, les couleurs multiples qui seraient sûrement sublimées par le beau temps. Et on y trouvait une multitude de choses différentes, la diversité était maîtresse de ce commerce. Le beau brun était très enthousiaste, enfin dans la mesure de l'enthousiasme de Tristan, bien entendu.



      - À quoi tu penses dis-moi pour que tu me regardes comme ça ?


    La voix mélodieuse d'Alanis interrompit la rêverie du brun. En effet, il venait de passer plusieurs minutes à l'observer en détaillant chacun de ses traits : imaginant son meilleur profil, différentes coiffures, divers maquillages. Bien qu'il ne pratique le mannequina que depuis peu, Tristan avait déjà une vague expérience et adorait ce métier, l'esthétisme était très important pour lui et il avait tendance à en faire un intérêt.
    La pauvre brunette a eut l'air inquiet l'espace d'un instant, ayant peur d'avoir fait une gaffe encore une fois. En effet, l'incident de tout à l'heure n'était pas le premier dans son genre, il ne serait sûrement pas le dernier, puisque Tristan était toujours fermé comme une huître. Cependant elle avait l'air de comprendre et les erreurs lui servaient de leçon sur les sujets sensibles du mystérieux jeune homme. Il ne lui en avait jamais voulu, ce n'était pas de sa faute. Elle posait souvent ces questions pour faire la conversation, chose dont ne s'occupait souvent pas l'étudiant : il n'était pas très bavard. Ça n'était pas réellement de sa faute non plus, mais si tous ces malheureux accidents étaient arrivés jusque là, c'était en partie à cause de ça, son caractère introverti et son manque de discussion. Il se demandait souvent si son adorable amie ne lui en voulait pas. Bien sûr, il savait qu'elle devait souvent se poser des questions, mais il avait toujours peur de la faire fuir, avec ses défauts.
    Il prit finalement son courage à deux mains, après avoir siroté pensivement son thé vert en se demandant de quelle façon pourrait-il introduire ce sujet quelque peu à part.

      - Dis-moi, est-ce que je t'ai déjà dit que j'étais mannequin ?


    La tête quelque peu surprise de son auditrice le fit sourire, apparemment, la réponse était non. C'était bien ce qu'il lui semblait. En même temps, il ne lui avait jamais dit grand-chose à son sujet, elle non plus pour lui. C'était peut-être une sorte de marché qu'ils avaient passé ensemble lorsqu'ils sont devenus amis, un pacte secret et silencieux. Certes, ça pouvait étrange, mais Tristan était tellement du genre original, que ça paraissait normal venant de sa part. Et peut-être que c'était la raison pour laquelle Alanis ne s'y faisait pas, elle n'était pas du genre insolite et cette remarque était plus un compliment qu'autre chose.

      - Et bien voilà, maintenant tu le sais. rigola-t-il un peu.


    Pourquoi tourner autant autour du pot ? Sa timidité excessive semblait être à l'origine de toute cette mascarade inutile. Cela avait l'air normal, a priori. La normalité chez Tristan pouvait en fait apparaître excentrique pour d'autres, ça faisait peut-être de lui une personne à part, c'était à la fois une malédiction et une bénédiction. Pour sa part, ça penchait plutôt du côté maudit de l'affaire. Quel plaisir pouvait-on avoir à être pris de craintes aussi fréquentes, sans réelles justifications ?

      - Si je te regardais d'une façon pareille tout à l'heure, chose dont je m'excuse, c'était que j'analysais ton profil en tant que mannequin. réussit-il enfin à sortir, d'un coup.


    Il respira finalement, pour ensuite finir son thé qui refroidissait plus vite qu'il ne le souhaitait.
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MessageSujet: Re: Let's have a good cup of coffee <reserved>   Lun 2 Aoû - 15:00

    Elle ne plaisantait pas ou ne lui donnait pas la réponse qu'il attendait. Elle appréciait sa compagnie, parce qu'elle adorait toujours parler avec lui de tout et de rien, enfin surtout de littérature et de musique quand même. Mais elle n'était pas amie avec lui juste pour ça, car malgré le fait qu'ils n'en savaient pas énormément l'un sur l'autre au final ne les avaient jamais empêchés de pouvoir discuter et passer de bons moments ensemble, sans mauvais jeux de mots bande de vicieux. La preuve. Après donc avoir dégusté leurs boissons respectives, Tristan émit la requête de changer de décor, occasion sur laquelle Alanis sauta pour lui proposer d'aller faire un tour au marché, histoire qu'elle en profite en même temps pour se trouver une nouvelle paire de ballerines, ou au pire, la solution de repli habituelle, la bibliothèque de Courtauld. Mais le jeune homme préféra opté pour la première des deux solutions offertes par Al. Ce qui au final l'arrangeait bien.

    « Alors va pour le tour au marché. », dit-elle en souriant pour ensuite relever le jeu de mots de son ami. « Bien trouvé. »

    C'est vrai qu'il était vraiment, quasiment impossible de ne pas trouver chaussure à son pied, pour reprendre les mots de Tristan, dans les marchés londonien. Il y en avait pour tous les goûts, toutes les bourses aussi. Une foison impressionnante de marchandises en tous genres étalés sur les stands éparpillés un peu partout dans la ville mais tout de même concentré dans Soho. C'était aussi une des raisons qui avait finir par convaincre Alanis et son frère de s'installer dans ce quartier là plutôt qu'à Mayfair, où leur parents voulaient qu'ils soient, pour plus de sécurité, soi disant. Ils n'avaient jamais eut pourtant le moindre soucis de ce côté là depuis qu'ils étaient arrivés. Bon, elle ne disait pas qu'il n'y avait pas des types louches et du trucs bizarres qui se passaient pas loin, mais elle s'arrangeait toujours pour ne pas s'y retrouver mêler d'une façon ou d'un autre. Mais c'est vrai aussi qu'elle appréciait de ne pas être comme certaines, une accro compulsive du shopping, parce que sans ça, elle savait qu'elle aurait déjà troué son porte-monnaie depuis longtemps, tellement les marchés de la ville offrait de choix. Mais bon, Al savait se montrer raisonnable. Même si parfois elle craquait pour une petite babiole, mais jamais rien de trop cher et d'absolument extravagant.
    Mais alors qu'elle s'apprêtait à se lever pour se mettre en route, Alanis constata l'air un peu absent de Tristan, qui en fait la regardait d'un drôle d'air, semblant la détailler du regard. Loin d'être gênée, alors qu'elle aurait pu l'être, elle était en fait curieuse de savoir pourquoi soudainement il s'était mis à la regarder ainsi, sans raison apparente. Et effectivement; l'idée d'avoir encore fait une bourde sans le vouloir lui effleura l'esprit. Mais Tristan fini par sortir de son silence et lui répondit alors, d'une façon qui laissa pantoise la pauvre jeune fille. « Non... Tu n'avais pas évoqué ça avec moi en tout cas. » Non, en effet, il ne lui avait jamais fait part de ce détail le concernant avant aujourd'hui. Elle rigola à son tour quand il rétorqua qu'à présent maintenant elle savait. Elle le laissa donc lui en dire un peu plus sur le pourquoi du comment. Et quand il eut terminé, elle sourit, flattée.

    « Ne t'excuse pas, et alors, le résultat? Mon profil de mannequin est probant? »

    Elle ne s'était jamais imaginé une seule seconde mannequin. Pas qu'elle se trouvait laide ou pas suffisamment jolie pour parcourir les catwalks du monde entier. Non, c'était plutôt parce qu'elle n'était pas une victime de la mode, et qu'elle préférait de loin sa vie actuelle. Même si elle aimait voyager c'est vrai. Mais non, mannequin n'avait jamais été sur sa liste de métiers potentiels, même plus petite. Et puis, peut-être que oui, elle n'était pas aussi extravertie que ça finalement, pas assez en tout cas pour qu'elle soit l'objet de tous les regards des autres. Elle attendait donc qu'il lui répondre, et qu'il termine son thé pour qu'ils puissent y aller, curieuse quand même de savoir ce qu'il pensait de tout ça.
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MessageSujet: Re: Let's have a good cup of coffee <reserved>   Mar 10 Aoû - 10:03

    Alanis semblait tout à fait contente du choix de son camarade. Tristan n'en fut que ravi, et le compliment qui suivit « Bien trouvé. » le fit sourire, tout discrètement. Parce que la discrétion était une faculté sûre de Tristan, avec, bien sûr, la sincérité et beaucoup d'autres divers qualités et défauts. Comme il l'avait dit précédemment, trouver des chaussures au goût de sa camarade n'allait certainement pas être compliqué en vue du large, très large choix qu'offrait le marché qui s'étendait sur une bonne partie de Soho et au-delà. Ce marché n'était seulement qu'un extrait de la diversité et mixité de la population de Londres, surtout dans ce quartier assez pauvre. Comme le Chinatown, où l'on pouvait trouver une Asie londonienne tout à fait surprenante et agréable à chiner. On y trouvait de tout. Cela semblait être la magie des grandes capitales.

    Lorsque Tristan lui avoua qu'il posait en tant que mannequin, elle semblait déjà inquiète de la réponse, ce qui était compréhensible et qui attristait le brun secrètement. Mais elle fut tout simplement étonnée lorsqu'il lui confit son loisir, sans plus, ni moins, se demandant sûrement ce qui allait suivre. Peut-être un peu soulagée que ce ne soit pas une "mauvaise" découverte. Malgré cette réaction, elle apparut soudain flattée, beaucoup plus émue et regagna son somptueux sourire qui hésitait entre le bonheur au naturel et la timidité douce. Le mannequin finit finalement son thé, en écoutant attentivement -comme à son habitude- son interlocutrice.

      - Ne t'excuse pas, et alors, le résultat ? Mon profil de mannequin est probant ?


    Tristan réfléchit quelques secondes et détailla de nouveau son visage. Ses yeux l'analysaient d'un regard quelque peu artistique et des plus profonds. Elle avait des yeux d'un noir très dense, qui lui donnait un côté très pur et quelque peu mystérieux. Des sourcils qui soulignaient son regard ; un nez très bien dessiné. Des traits très fins et beaux. Des lèvres minces, mais très bien formées. Son sourire n'était fait que de splendeur, doté de deux rangées de dents parfaites. Une chevelure d'un châtain mixte méché d'un blond doré encadrait son visage et correspondait à merveille à son teint lumineux. Enfin, elle bénéficiait d'une silhouette parfaite. Son profil était en résumé très positif et pourrait donner des photographies pleines de naturel et de profondeur.

      - Et bien je dirais que tu serais parfaite pour la photographie. Tu es magnifique, je suis certain qu'on te l'a déjà dit. lui rétorqua-t-il avec un sourire calme.


    L'étudiant demanda ensuite l'addition, car sa belle camarade avait terminé son café au lait déjà auparavant. Un serveur arriva alors avec une addition manuscrite, comme à chaque fois que leur machine tombait en panne, plutôt souvent donc. Le brun paya le tout avec un billet de dix livres et quelques pièces pour compléter et proposa au jeune employé de garder la monnaie en guise de pourboire. Tristan, avec son sourire calme et son amabilité, était un habitué et un apprécié de la maison, tout pareillement à Alanis. Vint donc l'heure de quitter les lieux. Il reprit sa veste qu'il avait posé derrière lui, la pliant à l'aide de son avant-bras avant de se lever et de défroisser machinalement son pantacourt.

      - Allons-y, sinon on va finir par être en retard. proposa-t-il, tranquillement.
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